DIRECTION GÉNÉRALE DES RESSOURCES HALIEUTIQUES

Premier projet de Gouvernance des Pêches et Croissance Partagée du Sud-Est de l'Océan indien

P132123-KM - SWIOFish1 Comores

Les activités clés du projet

Amélioration de la gouvernance des pêches
La composante vise principalement les actions menées par le secteur public. Elle appuiera la mise en œuvre des instruments clef de la politique sectorielle grâce à la mise en cohérence des politiques, renforcées par une justification économique solide et une trajectoire de développement, soutenus par le renforcement des capacités humaines et institutionnelles pour mettre en œuvre les politiques et les plans.Trois activités de soutien étroitement liées et complémentaires sont envisagées:

Gestion des pêcheries prioritaires
Les activités seraient les suivantes :(i) la préparation de plans stratégiques de développement de la pêche et des moyens de subsistance associés.(ii) Préparation et mise à jour de la législation et des modalités administratives aux niveaux de l’Union, des îles et des communautés.(iii) Mise en place du système de cogestion communautaire et le développement et la mise en œuvre de plans de cogestion communautaire pour les pêcheries cibles. Cette activité serait en partie appuyée par la contribution du fonds japonais (CORECSUD) et étroitement liée à la sous-composante 2.2., concernant les dimensions sociales et communautaires.(iv) la création de registres des navires de pêche, des engins ou des pêcheurs en vue d'une codification ultérieure des droits de pêche au niveau des communautés, des coopératives ou des individus. L'activité est liée au système d'information halieutique (voir la sous-composante 1.3 ci-dessous).(v) le suivi et la surveillance de la pêche étrangère et le développement de la pêche thonière locale.(vi) le développement des capacités et la formation au leadership à tous les niveaux et avec une attention particulière aux groupes de femmes. 

L'amélioration de la performance des institutions publiques et renforcement en équipements
Les activités entreprises seraient les suivantes:(i) l'établissement de bureaux locaux des pêches avec les moyens de communications, de transport et logistiques et les coûts opérationnels initiaux associés.(ii) la mise en place d'un système de certification sanitaire pour permettre les exportations de poissons et d'améliorer la qualité et la salubrité des produits halieutiques sur le marché intérieur.(iii) la mise en place d'une capacité pour le SCS pour les pêcheries du large et côtières, y compris un Système de Suivi des Navires (VMS), le respect des règlementations par les communautés, des participations du pays à la collaboration régionale en matière de SCS, la capacité d'appliquer des mesures de l'État du port, l'amélioration des capacités du système judiciaire, de la formation technique spécifique pour le personnel du CNCSP (Centre National de Contrôle et Surveillance de la Pêche), en mettant l'accent sur le financement durable des opérations de SCS.

L'activité est liée aux investissements de la sous-composante 2.3. ci-dessous sur le développement d’un cadre robuste, économiquement et financièrement durable pour le SCS.(iv) le développement d'une gestion efficace du secteur, y compris la capacité de planification, le contrôle budgétaire, la comptabilité, la passation de marchés, les fonctions décentralisées, l'amélioration de la transparence et des mesures anti-corruption et la revue du rôle et de l'efficacité des institutions des pêches et des entreprises publiques dans le secteur (comme la Société Nationale de Pêche).(v) le développement des capacités et la formation au leadership à tous les niveaux, y compris pour les dialogues parlementaires, insulaires et communautaires et la prise de décisions relatives à la pêche. Une attention particulière devrait être portée sur la capacité de négocier des accords d'accès aux pêcheries et d'évaluer la valeur des concessions. Un programme de formation complet serait élaboré et mis en œuvre en étroite coordination avec la communauté des bailleurs et les institutions d’enseignement aux Comores, et un soutien pourrait être fourni à l'École nationale des pêches.

SWIOFish1 appuie la sécurité en mer

Objectif principal : signalement de détresse (panne moteur, flotteur endommagé, retournement etc.…) pour des embarcations non pontées motorisées de 7 à 9 mètres fréquentant des zones hors portée GSM et VHF.
Il est également question de faire le 
Suivi d’un échantillonnage représentatif de cette flotte motorisée afin de mieux connaitre les zones et efforts de pêche et valider les zones réellement fréquentées en termes de sécurité et de réglementation.
Suivi des unités légères de surveillance des pêches du CNCSP.  

Mise en place d'un tableau de bord d'indicateurs environnementaux, sociaux et économiques. Ces activités comporteront:(i) La mise en place et/ou l’amélioration de la gamme complète du système d'information sur les pêches, y compris les statistiques sur les captures, l'évaluation des ressources de base (état des principaux stocks de poissons), l'informatisation des registres des navires, SIG des communautés de pêche et des zones de pêche, l'information sur les prix du marché, des enquêtes sur l'emploi et les revenus de la pêche et sur la consommation de poisson (alignée avec d'autres enquêtes nationales, le cas échéant). Lorsque cela sera possible, des informations clés seraient compilées et interprétées au niveau fonctionnel le plus bas (communauté, pêcherie, ou île) pour éclairer la prise de décision et la planification locale.(ii) La mise en place d'un tableau de bord public, accessible sur internet et via un bulletin, des indicateurs clés de l'état du secteur de la pêche basée sur le système d'information, et avec une attention particulière aux revenus de la pêcherie thonière.(iii) Le développement des capacités et la formation au leadership à tous les niveaux et le développement de toutes les réglementations nécessaires pour assurer le fonctionnement du système d'information sur la pêche..

Augmentation de la pêche et de contribution à l'économie du pays.
En tant que moteur de la croissance, le secteur privé est limité par plusieurs facteurs, notamment: un climat des affaires et de l’investissement peu propice et, dans certains cas, un appui et des incitations de l'Etat mal dirigés voire une corruption généralisée. Les petites et moyennes entreprises (PME), ou les vendeurs individuels peuvent perdre ou gâcher plus de 15% des captures, ou de leur valeur après débarquement. Ces pertes peuvent souvent être attribuées aux infrastructures et services essentiels dégradés, tels que les ports de pêche, la chaîne de froid, ou les routes. La composante supporterait des investissements publics pour faciliter et soutenir les investissements privés dans les pêches et l'aquaculture durable. Des infrastructures viables plus importantes (comme des sites de débarquements, des ports de pêche ou des routes) seront financées au titre de la phase 2 du Programme.

La pêche aux Comores se professionnalise !

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